Tiama, une école qui poursuit et consolide l’éducation reçue dans le foyer

Le complexe scolaire trilingue Tiama est situé à Yaoundé, au Carrefour EMIA à côté de la Délégation départementale du Mfoundi (MINESEC).

Cameroun

Il a vu le jour en septembre 2015 avec l’ouverture de la section maternelle. La section primaire a été introduite l’année suivante. L’apprentissage se fait en trois langues : français (45%), anglais (45%) et espagnol (10%).


Tiama est une école des parents, initiative de l’association "Ecole, Famille et Education Intégrale" (EFEDI). Ceux-ci sont associés à la vie de l’école et ils participent effectivement à l’éducation des enfants. Tiama se veut une prolongation de l’éducation reçue dans le foyer, s’impliquant avec les parents dans l’éducation intégrale de leurs enfants. Pour ce faire, l’école bénéficie d’expériences de plusieurs partenaires, experts en matière éducative, au rang desquels se trouve l’association "Fomento de Centros de Enseñanza" (Espagne).


Une des salles de classe de TIAMA


A Tiama, l’enseignant est à l’écoute des parents et de l’élève. Toutes les activités sont en accord avec les principes de l’Eglise catholique et s’inspirent de l’enseignement de St Josémaria.


Alice, institutrice de l’école, a accepté de répondre à quelques questions sur la vie de Tiama. Elle est mariée et mère de trois enfants.


Un moment de travail personnel


Alice, vous êtes enseignante au Complexe scolaire trilingue Tiama. Quelle classe tenez-vous ?

  • « Je tiens les deux paliers du niveau 1, c’est-à-dire la Sil et le CP. En fait, je suis l’institutrice d’anglais de ces classes et je travaille en collaboration avec l’institutrice de français et l’institutrice d’espagnol. »

Cordélia, prof d'espagnol, avec une élève de Maternelle


Cela voudrait dire qu’une classe est tenue par trois enseignantes. Comment organisez-vous votre travail ?

  • « Nous débutons avec les enseignements à 7h30 et nous arrêtons à 14h30. J’enseigne dans la première classe de 7h30 à 10h30 et dans la seconde classe de 11h à 14h30. »

Quelle relation entretenez-vous avec les élèves et les parents ?

  • « Je suis une maman. A travers ces enfants, je vois mes enfants. Leur réussite me remplit de joie et leur échec m’attriste véritablement. Quand les filles sont fatiguées, j’essaie de les distraire avec des jeux. Quand elles se laissent emporter par les distractions, je sais les ramener à l’ordre. On peut très bien marquer l’autorité dans la classe sans avoir recours à la violence. J’encourage les parents à venir me rencontrer quand ils ont besoin d’être éclairés sur quelque chose. Je m’efforce d’être disponible. »

Initiation aux TIC en Grande Section


Pour St Josémaria, le plus important dans la vie de l’école c’étaient les parents, ensuite les enseignants et finalement les enfants. Qu’est ce que vous pensez de cette façon de voir la mission de l’école ? Peut-on dire qu’à Tiama on a les mêmes priorités ?

  • « Cette vision de Saint Josémaria est sans aucun doute mise en pratique à Tiama. Par exemple, pour transmettre une vertu aux enfants, on en parle d’abord avec les parents et les enseignants à travers une causerie. Ensuite, la vertu est travaillée à la fois à la maison et à l’école. Ainsi, les enfants acquièrent vite celle-ci. Pour que les enfants soient meilleurs, il faut avant tout que les parents et les enseignants soient eux- mêmes meilleurs. »


« Vous avez travaillé dans d’autres écoles. Pensez-vous que Tiama vous ait apporté quelque chose de nouveau ? »

  • « Tiama m’a beaucoup apporté. Tout d’abord, je me sens très épanouie dans mon travail .J’ai appris que dans une école, la formation doit être personnalisée, car chaque enfant est unique. Elle doit être intégrale, c’est-à-dire que l’enfant doit être formé dans tous les domaines de la vie : humain, moral, doctrinal, social. A Tiama, j’ai découvert le système de préceptorat qui permet de détecter les difficultés de l’enfant et qui lui fournit une aide pour s’améliorer. La collaboration des parents dans l’éducation de leurs enfants reste donc incontournable. Une chose essentielle que j’ai apprise c’est la sanctification de mon travail. Je m’efforce de bien travailler et de l’offrir au Seigneur. »